Kinés, demain ça ira mieux…ou pas !

SNMKR SNMKR, le 4 mai 2017 | 5 commentaires

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Une nouvelle réunion des négociations conventionnelles s’est tenue jeudi 4 mai 2017. Nicolas Revel, directeur de la CNAMTS a poursuivi la présentation de ses propositions.

Entre annonces déjà faites et nouvelles mesures sorties de nulle part, la rencontre n’a pas permis de lever nos inquiétudes.  

L’Union a une nouvelle fois rappelé sa volonté d’une amélioration globale des conditions d’exercice des kinésithérapeutes, et non pas une succession de mesures isolées.

Les mesures proposées ont été détaillées les unes après les autres :

  1. « Amélioration » des mesures incitatives en zones sous denses pour valoriser les kinésithérapeutes qui créent une activité, reprennent une activité déjà existante ou se maintiennent dans ces zones. Pas de proposition chiffrée.

 

  1. Restauration d’une régulation au conventionnement en zone sur dense. La possibilité d’une dérogation pour exercer une spécificité (maxillo facial, vestibulaire) ou bien exercer en zone à forte activité saisonnière est conservée. Mais la dérogation n’est que de façade, car dès qu’une dérogation est validée, le départ d’un confrère n’entraîne pas d’arrivée par la suite. Pas de prise en compte de nos inquiétudes.

 

  1. Refonte d’aide à la modernisation et l’informatisation du cabinet : + 50 € en 2018, + 100 € bruts en 2019. Avec des contraintes supplémentaires comme l’obligation de posséder une messagerie sécurisée et l’obligation d’équipement de la dernière version des logiciels Sesam Vitale.

 

  1. Facturation du BDK dès la 1ère séance et revalorisation des BDK 8,1 et 10,1 à 9,1 et 14 : une mesure intéressante, ambitieuse, valorisante mais largement insuffisante si elle est isolée. De plus elle serait mise en application en 2019.

 

  1. Création d’un acte BPCO sur la base d’une séance d’1h30 avec AMK20 : cela représente un AMK 6,7 par demi-heure. La possibilité de prendre des patients en groupe pour les séances d’ETP et renforcement musculaire est évoquée. Pourquoi pas, mais soyons ambitieux et créons un acte de groupe, mais pas seulement pour la BPCO comme l’Union l’avait proposé dès le début.

 

  1. Valorisation de la prise en charge de l’AVC : l’UNCAM nous propose la création d’un forfait AVC en supplément de la cotation déjà existante, pour les patients sortant d’une hospitalisation pour AVC. Aucune proposition chiffrée cependant. A voir.

 

  1. Evolution de la nomenclature pour la rendre plus descriptive et plus traçante : l’Union est d’accord sur ce point, mais cela n’améliore pas les faibles revalorisations proposées.

 

  1. Facturation de 2 actes le même jour possible, seulement si les 2 actes sont 1 rééducation en rapport avec une ALD et 1 rééducation suite à une intervention chirurgicale : ce problème aurait dû être réglé depuis longtemps et cette proposition est très restreinte à 1 seule situation, ce qui n’est pas acceptable.

 

Conclusion : une série de mesures sans avoir toutes les informations sur l’enveloppe financière, la date de mise en application, et les conditions d’application n’a pas de sens.

RDV le 24 mai, qui doit être la dernière réunion. Enfin c’est ce qu’il se dit. Chacun devra amener ses propositions. L’Union continuera à suivre sa feuille de route avec ambition et fermeté face aux attentes des professionnels.

 

Pour reprendre une phrase de Bénabar dans sa chanson « Triste Compagne » :

Ça ira mieux demain, du moins je l’espère, parce que c’est déjà ce que je me suis dit hier.